
 
En avant et en arrière du canot, des piroguiers
Amérindiens recrutés par les garimpeiros pour les
guider. En échange de leur connaissance des rivières
ils recevront une boisson à 40-60° d’alcool,
soit 20 fois plus que le cachiri.
Le stéréotype de l’ « Indien
alcoolique » est faux : parmi les Wayãpi et
Teko un seul est alcoolo-dépendant. En tout cas pour l’instant.
C’est ailleurs, dans certaines populations amérindiennes
d’Amérique du Nord que l’alcoolo-dépendance
est élevée pour cause de chomage, d’inactivité,
de perte des activités traditionnelles. Que la dite population
se situe dans une réserve ou bien un parc
ou bien une ville ne change rien au problème de
fond.
On confond souvent ivresse et alcoolo-dépendance.
C’est pourtant très différent. « Dépendance »
signifie ne pouvoir se passer de. Cf. Liens.
Même situation pour le tabac : contrairement à
l’Occident ou la Chine, il n’existe aucune dépendance
chez les Wayãpi et Teko, le tabac n’est utilisé
que de manière conviviale. Peut-être aussi
encore de manière rituelle. Mais jamais sur le
mode de la dépendance. |